De quelles mesures physiologiques parle-t-on ?
Il existent de nombreuses mesures physiologiques plus ou moins invasives, coûteuses et lourdes à mettre en place pour évaluer la charge cognitive. Comme c’est le cas des de mesures pouvant être utilisées et traitées assez facilement pour évaluer l’état cognitif d’un sujet.
Les mesures cardiaques
Il a été démontré que la fréquence cardiaque (HR) est une bonne mesure de l’attention à court terme et à long terme (Papillo & Shapiro, 1990). De nombreuses études ont mis en avant le fait que la HR augmentait lorsque que le niveau de la charge de travail augmentait chez le sujet (Hankins & Wilson, 1998; Veltman & Gaillard, 1996; Wilson, 1993).
On peut mesurer par exemple la pulsation sanguine ou encore l’activité musculaire cardiaque.

Exemple d’émetteur de la fréquence cardiaque : le capteur Polar
Les mesures oculaires
Le regard révèle des informations sur les intentions et l’attention de l’utilisateur. (Toet (2006). L’eye tracking est une méthode de mesure de l’attention reconnue et qui a évolué technologiquement. Il a été estimé que 80% de l’information acquise par l’opérateur est captée par le canal visuel (Pulat, 1992). Cela signifie que compter le nombre de fixations des opérateurs pendant une activité peut indiquer la quantité d’information recueillie pour effectuer une tâche. C’est donc considéré comme un bon indicateur de la charge cognitive.

Au sein de ses projets, Akiani a réalisé plusieurs études utilisant la méthode d’eye tracking. Si cette thématique vous intéresse, nous avons avons écrit plusieurs articles à ce sujet :
https://blog.akiani.fr/trois-idees-parfois-fausses-sur-leyetracking/
https://blog.akiani.fr/lire-dans-les-nuages-lanalyse-des-cartes-de-chaleur-en-eye-tracking/ . Découvrez également notre réalisation avec la SNCF sur l’orientation avec eye tracking.
Les mesures électrodermales
Un état émotionnel peut causer une transpiration qui est une réaction électrodermale, donc lorsque l’état émotif d’un sujet change, la conductance de la peau change. C’est la réponse galvanique de la peau_, (GSR)._
Conclusion des mesures physiologiques
Justifier l’état de charge cognitive, le niveaux d’immersion, ou l’état émotionnel à un moment précis de l’utilisation peut être primordial pour la validation d’un produit. En plus des questionnaires subjectifs détaillant le ressenti utilisateur global, les mesures physiologiques complètent les données et argumentent les résultats. Les mesures physiologiques permettent d’évaluer le ressenti et l’état cognitif du sujet à un moment précis et justifient la nécessité de reconception de l’interface ou non.
Généralement, ce qui ralenti fortement l’utilisation de ce genre de méthodes est le coût du matériel et la nécessité d’avoir les compétences pour traiter les données d’analyse. Heureusement aujourd’hui, les techniques ont fortement évoluées et les prix deviennent de plus en plus accessibles, ce qui amène de plus en plus d’entreprises d’utiliser ce genre de dispositifs. Et vous ? Que pensez-vous d’utiliser les mesures physiologiques au cours de vos prochains projets ? Pour approfondir le sujet, découvrez notre approche d’audit UX ergonomique et comment nous avons utilisé les mesures physiologiques pour améliorer les performances des joueurs esport.


