Agence d'audit UX et ergonomique : optimiser sans tout casser
Vos utilisateurs se plaignent, et vous ne voulez pas repartir d'une feuille blanche ?
Chez Akiani, agence d'UX research et de design depuis 2013, on audite des produits qu'on veut améliorer sans les refaire entièrement. On passe vos écrans au crible de grilles de critères, on classe chaque problème selon qu'il gêne, qu'il frustre ou qu'il bloque, puis on décide avec vous ce qu'il faut corriger en premier. Ce qui fonctionne, on le signale pour que vous n'y touchiez pas, et dès que c'est possible on confronte le diagnostic à de vrais tests utilisateurs.
Quand un audit vaut le coup
Un audit sert à optimiser un existant qu'on ne souhaite pas transformer intégralement. Il arrive en général à la veille d'une refonte qui garde une partie de l'existant, quand vous avez déjà repéré des choses qui ne marchent pas.
- Le support client fait remonter des insatisfactions, c'est le cas le plus classique.
- Vos commerciaux entendent régulièrement des remarques quand ils montrent le produit à des prospects.
- Des usagers se plaignent de l'utilisabilité du produit.
- Le produit a un historique, il a peut-être été conçu sans travail d'ergonomie, et vos équipes ont constaté à l'usage que des choses coinçaient.
Par où ça commence
En général, on nous demande d'abord d'identifier les problèmes puis de les prioriser, et les recommandations, écrites ou dessinées, se décident ensuite avec vous.
Comment on procède
Peser chaque retour avant de le traiter
On commence par votre documentation, les accès au produit, avec des comptes de test si besoin, et des entretiens avec vos parties prenantes. Un retour utilisateur ne dit pas seul ce qu'il pèse : c'est l'entretien qui dit s'il s'agit d'un cas isolé, ou d'un point marginal en apparence qui mérite qu'on s'y attarde. Ce temps nous sert aussi à monter en compétence sur votre projet.
Chaque problème rapproché d'un critère
On identifie chaque problème et on le rapproche d'un critère ergonomique : les critères de Bastien et Scapin, les heuristiques de Nielsen, et des critères plus étendus pour ce qui relève de l'usage en accessibilité, en écoconception et en qualité web, avec les critères Opquast (l'équipe est certifiée Qualité Web Opquast). On utilise ces grilles sur tous nos projets, pour que l'audit soit systématique, exhaustif et comparable : deux personnes de l'équipe qui auditent le même produit doivent arriver à des résultats proches, et la démarche reste comparable d'un client à l'autre.
Friction, frustration ou blocage ?
Pour chaque problème, on se demande ce qu'il coûte à l'usage : une simple friction, une frustration, ou un blocage qui empêche carrément l'utilisateur de faire ce qu'il voulait. Quand on le peut, on ajoute un avis sur la nature de la correction, cosmétique ou fonctionnelle, donc plus risquée et plus coûteuse. Sur ce point on reste très prudents, parce que le développement n'est pas notre métier.
Trier avec vous, en équipe étendue
On restitue le diagnostic et on fait le tri ensemble entre ce qui compte et ce qui peut attendre. Pour ces arbitrages, on vous invite à réunir votre équipe projet étendue, avec les parties prenantes capables de dire si le résultat correspond à la vision de départ. L'équipe restreinte, notre interlocutrice au quotidien, reste là pour la suite opérationnelle.
Les recommandations viennent après le tri
Des recommandations préparées sans vous, pendant le diagnostic, risqueraient d'être difficiles à mettre en œuvre chez vous. On attend donc que le tri soit fait. Ensuite, soit on prépare les recommandations de notre côté et on revient vers vous, soit, et c'est ce qu'on préfère, on les coconstruit en atelier avec l'équipe projet restreinte, en commençant à dessiner des pistes en direct.
Des pistes dessinées, puis consolidées
Un audit peut s'arrêter à la recommandation écrite. Le plus souvent, on illustre, et les pistes ouvertes en atelier sont consolidées, presque toujours en wireframes, pour vous livrer quelque chose d'utilisable. Si la suite dépasse le cadre de l'audit, on peut aussi la concevoir avec vous.
Ce que vous obtenez à la fin
Les problèmes, un par un, avec leur critère
Chaque problème relevé sur le périmètre est décrit, avec le critère ergonomique qu'il enfreint et son niveau de gravité.
Ce qui fonctionne, pour ne pas y toucher
On relève aussi ce que les utilisateurs ont identifié comme fonctionnant bien, pour que la suite ne le dégrade pas.
Une feuille de route
On liste tout ce qui doit être changé, corrigé ou amélioré, avec de quoi définir vos niveaux de priorité.
De quoi continuer sans nous
Parce que chaque problème est ramené à un critère, vos équipes peuvent relire l'audit par elles-mêmes et commencer à le décliner à d'autres pages, d'autres univers, pourquoi pas d'autres produits.
Le formulaire de saisine du Défenseur des droits
Plus de 70 % des usagers abandonnaient le formulaire avant la refonte. Des parcours avaient été retravaillés en amont, en ateliers avec les équipes métier, dont les juristes. On a évalué les écrans sur nos critères ergonomiques (des champs de date sans format de saisie explicite, par exemple), recoupé les points bloquants avec les données analytiques, puis fait tester le formulaire à la Maison de la Justice et du Droit de Bordeaux, où le mot « juridiction » s'est révélé incompris d'une partie des usagers. Il n'a pas été question de repenser entièrement ces parcours : on a changé l'ordre de certaines étapes, réduit le nombre de questions par écran et évité de demander plusieurs fois les mêmes informations. Après la refonte qui a suivi, 83 % des saisines passent par le formulaire web et les appels téléphoniques ont baissé de 29 %. Ces chiffres sont ceux de la refonte, que l'audit et les tests ont servi à orienter.
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Lire l'étude de casQuestions fréquentes
C'est toujours sur mesure, et le prix dépend essentiellement du nombre d'écrans à auditer et de la complexité des parcours ; le reste est très secondaire. Le nombre de breakpoints compte aussi, puisque chaque format supplémentaire ajoute du travail. Une fois les écrans et les parcours inventoriés, on vous fait un devis.
Quand il y a un existant qu'on ne veut pas transformer intégralement, et en général quand des retours signalent déjà ce qui coince. Si tout doit être refait, on repart plutôt d'une feuille blanche, et c'est une démarche de conception qu'il vous faut.
Documentation, accès et entretiens avec vos parties prenantes ; évaluation de chaque écran sur nos grilles de critères ; restitution et tri avec votre équipe projet étendue ; puis recommandations, de préférence en atelier avec votre équipe restreinte, consolidées le plus souvent en wireframes. Pour donner un ordre d'idée : sur un audit mené sur desktop et sur mobile, il s'est écoulé environ quatre semaines entre la réunion de lancement et la restitution, puis un mois de plus pour coconstruire les recommandations.
À une liste de problèmes, chacun rattaché au critère qu'il enfreint et à un niveau de gravité, avec en face ce qui fonctionne bien. Pour la business school IPAG, l'audit de 8 pages principales a produit des recommandations à trois niveaux de priorité, élevé, moyen et bas, regroupées sous 14 thématiques comme le menu de navigation, l'architecture de l'information ou la lisibilité des textes, puis un avant-après des quatre pages prioritaires, en desktop et en mobile. Pour le Défenseur des droits, les retours des usagers testés ont été intégrés directement dans le support d'audit pour appuyer les recommandations.
L'audit évalue l'interface sur des critères ergonomiques ; le test la confronte à de vrais utilisateurs. Dans l'absolu, les tests sont toujours utiles, parce que croiser les regards compte, et une poignée d'utilisateurs peut parfois suffire. Un audit seul se justifie quand les profils sont très difficiles ou coûteux à recruter, ou quand le planning ne laisse pas le temps d'organiser des tests : c'est un choix possible, mais son effet sur la qualité n'est pas négligeable, et mieux vaut le savoir au moment de décider. Pour Un Grand Marché, l'audit a ciblé cinq thématiques, puis les tests utilisateurs ont confirmé les problèmes identifiés.
Les trois, et du grand public comme du métier, du site vitrine comme de l'applicatif. Nos audits sont quasiment toujours responsives, sur desktop et mobile, et on recommande de mutualiser l'effort, parce que si le travail a bien été fait en responsive au départ, ce qu'on a vu sur desktop élimine une partie de ce qu'on aurait identifié sur mobile. Un format tablette ou très grand écran peut s'ajouter, mais en 2026 c'est rarement demandé. On a aussi été sollicités pour auditer des postes de contrôle : à partir du moment où un utilisateur ou un opérateur est face à un système sociotechnique, on sait intervenir.
Nos audits portent d'abord sur les interfaces, mais il nous arrive d'intervenir sur le poste de travail, par exemple sur l'usage du double écran.