Facteurs humains : concevoir pour des métiers qu'on ne pratique pas
Vos utilisateurs sont experts de leur domaine. On est experts du nôtre.
Concevoir des interfaces pour l'industrie, pour des profils métier ou des environnements très normés, demande de placer l'activité des parties prenantes et leur contexte au centre de la réflexion. Nos fondateurs sont docteurs en facteurs humains et ont travaillé en R&D aéronautique, en R&D automobile et en cellule facteurs humains et ergonomie de l'Armée de l'Air.
Quand les facteurs humains s'imposent
Quand l'erreur coûte cher, ou quand le métier est le sujet. Par exemple :
- Concevoir une interface pour un opérateur dont l'activité est normée et contrainte.
- Réduire la charge cognitive d'un outil utilisé en situation d'urgence ou d'interruption.
- Accompagner la transformation d'un métier dont les postes et l'organisation changent.
- Comprendre l'adéquation entre une organisation du travail et l'outil qu'on lui destine.
Le constat
Une interface qui fonctionne en démonstration peut échouer en poste, parce que le poste ajoute du bruit, de la fatigue, de l'urgence et des interruptions. Les environnements opérationnels très normés ne tolèrent pas la conception à l'intuition. Dans ces environnements, on instruit l'activité réelle, la charge cognitive et l'organisation du travail avant de dessiner le premier écran.
Comment on procède
Analyser l'activité réelle
On étudie ce que fait l'opérateur, au-delà de ce que la procédure prévoit. Cet écart ne se voit qu'en situation, et c'est là qu'on relève les contournements et les ajustements que l'opérateur a mis au point.
Instruire les contraintes du contexte
On relève ce que l'environnement impose : le bruit, l'éclairage, les gants, l'urgence, les interruptions, la coactivité. Chacun de ces éléments disqualifie des solutions d'interface qui seraient acceptables ailleurs.
Concevoir sous contrainte cognitive
On dimensionne l'information affichée sur ce qu'un opérateur peut traiter en situation, avec la mémoire de travail dont il dispose et l'attention que la tâche lui laisse. Ce qui excède ces limites produit des erreurs de saisie, des oublis d'étape et des retours en arrière.
Évaluer avec les utilisateurs experts
On confronte les propositions aux professionnels du métier, qui repèrent immédiatement ce qu'un designer extérieur au domaine laisserait passer. On organise leur expertise du domaine comme une donnée de conception.
On l'a fait sur de vrais environnements métier
La fermeture d'urgence des tunnels, testée au volant
Voir ce que change l'angle facteurs humainsQuestions fréquentes
C'est l'étude du système de travail humain comme objet de conception : l'organisation, la charge cognitive en situation, l'adéquation entre les personnes et leur environnement de travail. Les domaines critiques l'imposent, et il s'applique bien au-delà de ces domaines.
Parce qu'elle dit ce qu'un humain peut percevoir, retenir et traiter à un instant donné. Un écran qui dépasse ces limites produit des erreurs, quelle que soit la qualité de sa mise en page. Les principes de perception et d'attention sont des contraintes, au même titre qu'une contrainte technique.
C'est la mémoire qui retient l'information le temps d'une action. Elle est limitée en capacité et en durée. Quand une interface oblige l'utilisateur à mémoriser un code d'un écran à l'autre, ou à retenir une consigne pendant une saisie longue, elle mise sur une ressource qu'il n'a pas.
L'équipe recherche compte trois docteurs en sciences humaines et sociales, spécialité ingénierie cognitive, et deux UX researchers formés à l'ergonomie et à l'étude des comportements. Nos fondateurs sont docteurs en facteurs humains, avec un passé en R&D aéronautique et automobile. Notre compétence est reconnue par l'agrément CII du ministère chargé de la recherche.
Non. Un back-office métier, un outil de gestion, un service public dont les agents changent de posture : ce sont des systèmes de travail humains. Les facteurs humains y sont pertinents dès que l'activité elle-même, au-delà de l'écran, fait partie du problème.